Sélectionner une page

Accra, Ghana, 10 février 2025 – Le projet CHINNOVA (Centre d’Innovation sur le Changement Climatique et la Santé pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre) a débuté. La mise en œuvre du projet répond à la menace croissante du changement climatique sur les systèmes de santé en Afrique de l’Ouest et du Centre, une région touchée de manière disproportionnée par les maladies et les troubles liés au climat.

D’un budget de 4,8 millions de dollars canadiens, CHINNOVA est un projet financé par le Centre de recherches pour le développement international (CRDI) du Canada et le « Foreign Commonwealth Development Office » du Royaume-Uni. Mis en œuvre entre 2025 et 2028, le projet est coordonné   par l’Association des Universités Africaines, en partenariat avec le Centre Ouest-Africain sur les Changements Climatiques et l’Utilisation Adaptée des Terres (WASCAL), l’Institut Pasteur de Côte d’Ivoire (IPCI) et l’Université Omar Bongo (UOB) au Gabon.

Le Centre d’Innovation sur le Changement Climatique et la Santé pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre (CHINNOVA) se déploie comme un réseau de réseaux destiné à renforcer la résilience des systèmes de santé face aux effets du changement climatique. Le projet mettra l’accent sur l’amélioration de l’accès aux données, en encouragera les collaborations interdisciplinaires et intersectorielles et renforcera la capacité du personnel de santé pour mieux anticiper et gérer les maladies et désordres climatiques. Le changement climatique continue de poser des défis importants pour la santé publique, notamment la propagation des maladies à transmission vectorielle, les maladies liées à la chaleur et les perturbations des systèmes de prestation de soins de santé, en particulier dans les régions vulnérables telles que l’Afrique de l’Ouest et l’Afrique Centrale. Pour atténuer ces effets, des solutions innovantes sont nécessaires de toute urgence, ce qui rend la mission de CHINNOVA essentielle pour la région.

Plusieurs activités clés seront mises en œuvre dans le cadre de cette initiative, notamment le financement d’un maximum de 10 projets innovants par le biais d’un appel à propositions ouvert, accompagné d’un soutien technique, administratif et méthodologique aux sous-bénéficiaires. L’initiative renforcera également la capacité à relever des défis communs et à favoriser la collaboration entre les projets, en mettant fortement l’accent sur l’intégration des principes d’égalité des sexes et d’inclusion. En outre, CHINNOVA mettra en place un solide système de gestion des connaissances et un réseau de collecte systématique de données sur le changement climatique et la santé, afin d’améliorer la disponibilité de données désagrégées et interopérables sur le climat et la santé pour éclairer la recherche et les services en Afrique de l’Ouest et du Centre.

Le secrétaire général de l’Association des Universités Africain (AUA) Professeur Olusola Bandele Oyewole, a déclaré : « Nous sommes heureux de diriger la mise en œuvre de CHINNOVA, un projet essentiel qui marque une étape importante dans la mise en place de systèmes de santé résistants au climat en Afrique de l’Ouest et en Afrique Centrale. Notre engagement en faveur de l’inclusivité garantit que les besoins des populations les plus vulnérables, y compris les personnes déplacées, les réfugiés et les communautés autochtones, sont intégrés dans le développement de solutions innovantes en matière de santé et de climat. Il s’agit d’une véritable opportunité de favoriser les partenariats multidisciplinaires, interdisciplinaires et transdisciplinaires afin de générer des connaissances qui répondent de manière adéquate aux besoins critiques de développement des universités, des gouvernements, de la société civile, de l’industrie et des communautés »

Professeur Frederick Ato Armah, coordonnateur principal de CHINNOVA et directeur de la recherche et des programmes à l’AUA, a ajouté : « CHINNOVA utilise une approche multipartite pour développer des solutions inclusives et durables. Un élément essentiel de CHINNOVA est l’accent mis sur la pluralité et l’intégration linguistiques, la prise de décision fondée sur des données de qualité ventilées et spécifiques au contexte, et les systèmes de connaissances indigènes. Nous prévoyons que toutes les parties prenantes seront profondément impliquées dans ce programme de recherche global axé sur l’engagement politique en matière de changement climatique et de santé, la gestion des connaissances et la création d’une série de conférences internationales sur le changement climatique et la santé ». Le professeur David Teye Doku, membre de l’équipe centrale de CHINNOVA, partage les mêmes sentiments

De son côté 8le professeur Kehinde Ogunjobi, directeur adjoint de WASCAL et directeur du centre de compétences de Ouagadougou, au Burkina Faso, souligné que : « CHINNOVA intégrera divers ensembles de données provenant de différentes disciplines, telles que la météorologie, les sciences de l’environnement, l’épidémiologie et les sciences sociales, afin de promouvoir la collaboration et de faire progresser la création de prévisions précises et localisées. En travaillant ensemble, notre équipe de recherche affinera les modèles, identifiera les zones vulnérables et suivra les résultats sanitaires liés aux changements climatiques. CHINNOVA contribuera également au partage des données, à l’amélioration des capacités de prévision et à la conception d’interventions fondées sur des données solides et en temps réel. En fin de compte, CHINNOVA veillera à ce que les stratégies de santé climatique soient informées, efficaces et adaptables aux conditions changeantes. En tant que WASCAL, nous sommes profondément engagés dans l’exploitation de la puissance de CHINNOVA pour obtenir un impact significatif en Afrique de l’Ouest et du Centre.

Le Dr. Andre Toure Offianan, directeur de la recherche à l’Institut Pasteur de Côte d’Ivoire a quant à lui déclaré : « Le changement climatique pose des défis importants aux systèmes de santé en augmentant la prévalence des maladies, en perturbant la sécurité alimentaire et en mettant les ressources à rude épreuve. Grâce à ce projet, nous visons à produire des données probantes pour orienter les politiques, améliorer la résilience des systèmes de santé et veiller à ce que les interventions répondent aux besoins des populations vulnérables. En partageant les connaissances et les ressources, nous visons également à renforcer les capacités des travailleurs de la santé et à favoriser des réponses plus équitables et plus efficaces aux problèmes de santé liés au climat ».

Le lancement de CHINNOVA marque un moment décisif dans notre quête d’une recherche novatrice et pertinente sur le plan politique, qui aborde de manière exhaustive l’impact dévastateur du changement climatique sur les systèmes de santé en Afrique de l’Ouest et du Centre. En exploitant la puissance des solutions innovantes, de la recherche collaborative et du renforcement des capacités, CHINNOVA est prête à conduire un changement transformateur dans le paysage des soins de santé de la région. Avec un engagement profond pour l’inclusivité et l’équité, les partenaires du projet sont déterminés à assurer la réalisation des objectifs de CHINNOVA et attendent avec impatience de travailler en étroite collaboration avec les parties prenantes pour protéger les populations les plus vulnérables des impacts débilitants des maladies et des troubles sensibles au climat.

À propos des partenaires de mise en œuvre

Association des Universités Africaines (AUA) | www.aau.org

L’Association des Universités Africaines est une organisation internationale à but non lucratif créée par des universités africaines pour promouvoir la coopération entre elles, d’une part, et entre elles et la communauté universitaire internationale, d’autre part. Elle a son siège à Accra, au Ghana, compte plus de 450 Etablissements d’Enseignement Supérieur membres et dispose de trois bureaux régionaux : le bureau régional pour l’Afrique du Nord (NARO) au Caire, en Égypte ; le bureau régional pour l’Afrique de l’Est (EARO) à Khartoum, au Soudan ; et le bureau régional pour l’Afrique australe au Zimbabwe (SARO), ainsi que des bureaux continentaux en Europe, aux États-Unis et en Amérique latine, entre autres.

Facebook – https://www.facebook.com/AAU67 | X – @aau_67

Renseignements pour les médias : Felicia Nkrumah Kuagbedzi, responsable principale de la communication et des publications, AUA, fnkrumah@aau.org ; +233246425147

Le Centre ouest-africain sur le changement climatique et l’utilisation adaptée des terres (WASCAL) https://wascal.org/

WASCAL est le Centre ouest-africain de services scientifiques sur le changement climatique et l’utilisation adaptée des terres. Il vise à renforcer la capacité des pays d’Afrique de l’Ouest à gérer les impacts du changement climatique et à améliorer les pratiques d’utilisation des terres. WASCAL se concentre sur la recherche scientifique, l’éducation et le renforcement des capacités dans des domaines tels que l’adaptation au changement climatique, l’agriculture et la gestion des ressources naturelles, dans le but de soutenir le développement durable dans la région. Le centre collabore avec des universités, des instituts de recherche et des organisations gouvernementales dans toute l’Afrique de l’Ouest. En intégrant la recherche scientifique aux connaissances et pratiques locales, WASCAL vise à créer des solutions pertinentes et efficaces pour la région. Le centre contribue également aux discussions mondiales sur le changement climatique et le développement durable en fournissant des informations précieuses sur l’Afrique de l’Ouest.

 

Institut Pasteur de Côte d’Ivoire (IPCI) | https://pasteur.ci/

L’Institut Pasteur de Côte d’Ivoire est une institution de recherche de premier plan située à Abidjan, en Côte d’Ivoire. Il fait partie du réseau mondial des Instituts Pasteur, qui se concentre sur la recherche biomédicale, la santé publique et la prévention des maladies. Ses recherches et ses services contribuent à l’élaboration de politiques et de stratégies de lutte contre les maladies infectieuses et à l’amélioration de la sécurité sanitaire en Côte d’Ivoire et en Afrique de l’Ouest.

 

Université Omar Bongo, Gabon| https://univuob.org/

L’Université Omar Bongo (UOB), située à Libreville, au Gabon, est une université publique de premier plan qui s’est engagée à promouvoir le développement des ressources humaines et à contribuer au progrès socio-économique du Gabon. En tant que centre d’apprentissage et de recherche, l’Université Omar Bongo contribue à former les futures générations de dirigeants et de professionnels, en stimulant l’innovation et le progrès dans divers secteurs au Gabon.